Montpellier



(Montpelhièr en occitan) est une ville du sud de la France, chef-lieu du département de l’Hérault et de la région Languedoc-Roussillon. Montpellier se situe entre Nîmes et Béziers, à proximité de la Mer Méditerranée. La commune intra-muros, est peuplée plus de 250 000 habitants et l'agglomération de 320 000 habitants. Elle est donc la 8e commune la plus peuplée de France et la 17e en terme de population contenue dans son agglomération. Montpellier est au centre d'une aire urbaine de 510 000 habitants ce qui montre son emprise sur le territoire et la classe au 15e rang national. Montpellier se situe sur l'axe entre l'Espagne à l'ouest et l'Italie à l'est. Les habitants de Montpellier sont appelés les Montpelliérains.Montpellier est la 8e commune de France par sa population "Intra-muros" et également la plus peuplée du Languedoc-Roussillon et de l'Hérault.


Sommaire


  1. Situation géographique

  2. climat

  3. Histoire

  4. démographie

5 Agglomération

6 Enseignement supérieur

7 Grandes écoles

8 Transports

 


Situation géographique



La ville se situe à 10 km de la mer Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à 75 km du point montagneux le plus proche (Mont Aigoual 1 567 m, situé dans le département du Gard) (station de ski de Prat Peyrot). Montpellier est à 52 km de Nîmes (Gard), 30 km de Sète, 61 km de Béziers[3], 168 km de Marseille (Bouches-du-Rhône), 248 km de Toulouse (Haute-Garonne) ou encore à 350 km environ de Barcelone. Elle est également à 750 km de Paris.

Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe méditerranéen (derrière Marseille et Nice), elle est l'une des rares villes de plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon ininterrompue depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette période pour atteindre 253 712 habitants au 1er janvier 2007 selon le recensement de l'INSEE. Avec 55 000 étudiants, c'est également la seconde ville universitaire de France après Poitiers en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (21%).

Montpellier est très proche de la mer. Culminant à 57 m à la place du Peyrou (ancienne place royale où trône la statue de Louis XIV), la ville a commencé à se développer sur deux collines : Montpellier et Montpellieret, certaines rues sont à forte dénivellation. Elle est surnommée : Lo Clapàs, « le tas de pierres » en occitan, en raison de son matériau de base, la pierre de Castries, qui est un calcaire coquillier, blanc crème à l'origine mais qui adopte une patine dorée en vieillissant. Le territoire actuel s'étend jusqu'à des collines qui dominent l'ancienne ville : le Lunaret, Montmaur et le Plan-des-Quatre-Seigneurs au nord, La Paillade et les Hauts-de-Massane au nord-ouest, culminant à près de 110 mètres d'altitude.

Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est et la Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout marqué par le pic Saint-Loup (658 m), situé à 25 kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou ainsi que de la terrasse du toit du Corum au bout des allées de l'Esplanade.

Montpellier s'étend en direction du rivage maritime avec la création de nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement Antigone, Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a déclaré en 1977 vouloir faire de Montpellier "la façade maritime entre Gênes et Barcelone".

Le territoire communal s'étend sur une superficie de 5 688 hectares, urbanisée environ aux trois cinquièmes, mais cette urbanisation est en forte croissance. Le reste du territoire communal est composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (Rives du Lez, Réserve zoologique Lunaret et Bois de Montmaur) et de zones agricoles. Environ 180 hectares de terrains sont encore à dominante agricole, principalement plantés en vignes. Ses principales localisation sont à l'Est (Montaubérou, Valédeau, Flaugergues), au Sud de l'autoroute A9 (Méjanelle, Mogère, Première écluse), au Nord (Plan des 4 seigneurs), à l'extrême Sud (Petit Grès), et à l'Ouest (Château-Bon, Bionne, Rieucoulon).


Climat

Le climat de Montpellier est typiquement méditerranéen.

Il en découle des jours de précipitations peu nombreux mais des averses parfois violentes, notamment en automne de septembre à décembre (les précipitations annuelles sont proches de 800 mm). Au contraire, l'été est souvent très sec, voire aride dans l'arrière pays des garrigues, avec seulement quelques précipitations en août liées aux orages.

Le taux d'ensoleillement journalier moyen est de 7 h 22, largement supérieur à la moyenne française de 4 h 46 En outre, relativement "protégée" du Mistral et de la Tramontane par l'avancée des reliefs cévenols, Montpellier est la ville la moins ventée du golfe du Lion. De plus, la proximité de la mer favorise l'installation de la brise marine qui tempère les excès thermiques en été.

La température annuelle moyenne est de 14,2 °C, supérieure à la moyenne nationale de 12,2 °C.

Températures mensuelles moyennes relevées sur une année (2005) :

  • Maximales

    de janvier à mai : entre 9,9 °C et 21,6 °C

    de juin à septembre : entre 24,8 °C et 29,4 °C (En Juillet et mi-août les températures peuvent dépasser les 40°C )

    d'octobre à décembre : entre 9,7 °C et 20,0 °C

  • Minimales

    de janvier à mai : entre 1,5 °C et 9,1 °C ( En janvier , il est possible que la température descende en dessous de -1°C )

    de juin à septembre : entre 15,7 °C et 19,6 °C

    d'octobre à décembre : entre 0,1 °C et 14,2 °C.

  • Températures de forte chaleur :

Il est possible que la température dépasse les 40 °C l'été . Par exemple en 2003 avec un record de 44 °C ( Comme à Toulouse la même année ) Si les températures dépassent les 40°C , il est fortement conseillé de bien boire et de ne pas trop s'exposer au soleil .


Histoire

Les débuts de la ville au Moyen Âge


La Tour des Pins, un des derniers vestiges (avec la tour de la Babote) de la "Commune Clôture", enceinte fortifiée qui enserrait la ville au Moyen-Age, construite dès 1196

Article détaillé : Histoire de Montpellier au Moyen Âge.

C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 26 novembre 985, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez et La Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, Béziers ou Carcassonne, existant à l'époque romaine, Montpellier n'est née qu'au cours du XIe siècle. Située entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port romain de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen. En effet, via les roubines, elle est reliée par les eaux à Lattes et la mer, ce qui lui permet de devenir une importante ville marchande à partir du XIIe siècle, grâce en partie au dynamisme de son commerce maritime en partance notamment pour les pays du Nord, l'Italie et l'Espagne. Montpellier se distingue notamment par un important commerce des épices, qui va permettre aux Montpelliérains d'acquérir une connaissance particulière des plantes et épices venant essentiellement d'orient, d'extreme-orient et même d'Afrique. Montpellier devient un port capital pour l'entrée des épices dans le royaume de France, qui n'a pas encore à cette époque de port sur la Méditerranée.

L'agglomération médiévale était constituée de deux entités juridiques distinctes : Montpellier appartenant à la seigneurie des Guilhem, et Montpelliéret (juridiction centrée sur l'actuel lycée Joffre) dépendant de la seigneurie des évêques de Maguelone. Une enceinte fortifiée unique (appelée pour cela la Commune Clôture) protégeait les deux entités. Deux tours subsistent de cette fortification (la Tour de la Babote et la Tour des Pins). Mais Montpelliéret n'a toujours constitué qu'une partie minime de la ville. Son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. La ville est en effet multiculturelle. En 1160, Benjamin de Tudèle qui visite le sud de la France, note que la ville est "fort fréquentée par toutes les nations, tant chrétiennes que mahométanes et qu'on y trouve des négociants venants notamment du pays des Algarbes (Al Andalus et le Maghreb) de toute l'Égypte et de la terre d'Israël". De plus des tombes juives et musulmanes témoignent de cette présence. Une stèle découverte à Aniane datant du XIIe siècle, porte notamment le nom du défunt, un certain Ibn Ayyûb, jeune tâlib (étudiant en religion), une des branches des études théologiques et juridiques que proposait l'université de Montpellier à l'époque.

La renommée de son université de médecine, probablement la deuxième plus ancienne d'Europe après celle de Salerne en Sicile, est déjà immense à la fin du XIIIe siècle, grâce à la valeur cosmopolite de la ville qui accueillait des savants de toutes les confessions.

Article détaillé : Historique de la Faculté de Médecine de Montpellier.

Guilhem VIII meurt le 9 novembre 1202, sans avoir réussi à faire légitimer par le Pape Innocent III son second mariage avec Agnès de Castille. Il a donc pour seule héritière légitime la fille issue de son premier mariage avec Eudoxie Comnène, Marie. Il charge pourtant certains magistrats de la ville d'assurer la régence en attendant que son jeune fils Guilhem, issu de son mariage avec Agnès de Castille, soit en âge de lui succéder. Cette situation dure jusqu'au début de l'année 1204. C'est alors que se produit, dans des circonstances assez obscures, une rupture majeure dans l'histoire de la ville. Le jeune héritier Guilhem, sa mère et leurs partisans sont chassés de la ville et les Montpelliérains soutiennent Marie comme héritière de la seigneurie. Un mariage est organisé entre Marie et le roi Pierre II d'Aragon (1176-1213). Ce mariage est célébré dans l'église majeure de la ville, Notre-Dame des Tables, le 15 juin 1204, et à cette occasion des prud'hommes (conseillers) de la ville demandent au couple de reconnaître tous les droits et coutumes de la ville qu'ils s'apprêtent à mettre par écrit. C'est chose faite le 15 août 1204 : les représentants des habitants présentent à Pierre II et à Marie la Magna Charta, la Grande Charte des 123 articles qui institue un consulat à Montpellier. Ce texte fondateur est approuvé par le nouveau seigneur de la ville. Pourtant, ce texte fondateur sape une part certaine de son autorité sur la ville et va permettre aux Montpelliérains d'acquérir progressivement une certaine autonomie vis-à-vis de leur seigneur.

Possession des rois d'Aragon puis de Majorque après le mariage de Pierre II d'Aragon, roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de Montpellier, la ville connaît de 1204 à 1349 son apogée. Jacques Ier, fils de Pierre II et de Marie, natif de Montpellier, considère la ville comme "la meilleure ville de l'univers", et y entretient une cour brillante.

C'est toujours vers cette époque, au XIIe siècle, que Montpellier est connue et reconnue pour son savoir-faire dans les produits culinaires composés d'épices. Montpellier s'est, très tot, spécialisée dans la réalisation de produits à très haute valeur ajoutée. La rareté et le cout élevé que représentent les épices, en font un objet de choix pour diverses compositions dont Montpellier deviendra la ville experte. Parmi ceux-ci, un vin était particulièrement prisé : le "Garhiofilatum". Il s'agit d'un vin élevé avec des épices rares venant du bout du monde. La renommée de ce savoir-faire était telle que ce vin s'est exporté jusqu'en Angleterre, où le roi Henri III notamment le demandait pour ses réceptions royales. En des temps où les transports étaient longs, coûteux et dangereux, il fallu qu'il soit de bien bonne qualité. Au XIVe siècle encore, les rois de France et les Papes d'Avignon appréciaient beaucoup les vins de Montpellier, bien plus réputés que ceux des côtes du Rhône qui à l'époque étaient médiocres.

Jacques Ier ayant résolu de partager ses États entre ses deux fils Pierre et Jacques, la Seigneurie de Montpellier devint possession de Jacques II, Roi de Majorque et Comte de Roussillon, en 1276. La ville restera sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349, date à laquelle Jacques III de Majorque, ruiné, la vendit à Philippe VI de Valois.

En 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. Vendue au royaume de France en 1349, Montpellier est alors considérée comme la deuxième ville du royaume[réf. nécessaire]. Mais au cours de la seconde moitié du XIVe siècle, des épidémies successives déciment plus du tiers de sa population.

De la Renaissance aux guerres de religion


Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles VII. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même, en 1593, de la création d'un Jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.

Après que le siège épiscopal de Maguelone a été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.

Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des plus beaux temples de l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religion entraînent la destruction totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.

En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il commence par raser la citadelle. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville.

En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en suivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le règne du roi est rétabli et le retour de la domination catholique est assuré par l'édit de Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique.

Les XVIIe et XVIIIe siècles

Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, particulièrement élégants et dont l’architecture est très caractéristique du centre historique. L’un des plus beaux, l’hôtel de Guidais, peut être admiré à l’angle Ouest de la promenade du Peyrou. Propriété de la famille Molinier, il n’a pas été sub-divisé. Il fut la résidence de l’avant-dernier Grand Maître de l’ordre de Malte, Hompech, qui y mourut. Le magnifique jardin et la maison typique du classicisme languedocien peuvent être visités.

La place de la Comédie et l’arc de triomphe-Esplanade du Peyrou datent du XVIIe siècle (architecte Daviler). C’est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site de l’ancienne église Notre Dame des Tables, détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou, construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur des fortifications. Pour alimenter les jardins de la ville, un aqueduc achemine l’eau depuis Saint-Clément-de-Rivière. Élaborée au milieu du XVIIIe siècle par l’ingénieur Henri Pitot, il aboutit au superbe château d’eau qui domine l’esplanade du Peyrou (Giral architecte).

Jusqu’à la Révolution française, Montpellier est le siège des États du Languedoc.

Au XIXe siècle

La rue Foch, une rue typiquement "hausmannienne", qui fut percée à la fin du second empire

Le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine considérable.

L'édification du Palais de Justice et de la préfecture le long de la percée de la rue Foch, des églises Sainte-Anne (dont la flèche du clocher néo-roman atteint 69 mètres et permet, aujourd'hui encore, de repérer la ville de loin) et Saint-Roch, de la gare, la reconstruction du théâtre après l'incendie de 1881 par Cassien Bernard, élève de Garnier, et le réaménagement total de la place de la Comédie par la même occasion, bordée d'immeubles et de grand magasins haussmanniens en sont les parfaits exemples.

S'inspirant des travaux du baron Haussmann à Paris, des travaux sont effectués sous l'impulsion du maire, Jules Pagézy, pour créer de larges avenues au sein de l'Écusson et doter la ville de nouveaux bâtiments administratifs parfois monumentaux (par ex le palais de justice et la préfecture). Si les travaux sont inachevés, on leur doit malgré tout la rue Foch (ancienne "voie impériale" reliant la préfecture à la promenade du Peyrou via l'arc de triomphe), la rue de la Loge bordée par les halles métalliques Castellane de type Baltard (inaugurées dés 1855) qui débouche sur la célèbre place de la Comédie dont l'actuelle grand théâtre, à l'architecture et aux décors très "Second-Empire" fut inauguré en 1888 en remplacement de l'ancien théâtre 18ème de Jean-Philippe Mareschal incendié en 1881 (à voir, notamment, le riche foyer et la salle de spectacles à l'italienne; cet intérieur, très représentatif des arts décoratifs des années 1880 et remarquable de qualité, mérite cependant une importante restauration). Citons encore la rue de la République et la rue Maguelone qui donnent accès à la gare et sa colonnade (1844) donnant sur le square Planchon dominé par le grand temple protestant. La ville s'étend ensuite vers ses faubourgs (Courreau, Saunerie, Figuerolles, Boutonnet, Saint-Jaumes) et autour de la gare (Méditerranée, boulevard de Strasbourg).

Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier. Dans la lancée de la construction du nouveau théâtre, la ville se lance, néanmoins, dans le réaménagement urbanistique total et somptuaire de l'ensemble de la place de la Comédie entre 1885 et 1900, à l'architecture typiquement "parisienne" du Second Empire (Hausmannienne) et de la Troisième République (utilisation de l'ardoise et du zinc pour les toitures). Une note, pour les visiteurs, parfois étonnante pour ne pas dire "exotique" dans une ville méridionale à l'exemple du surprenant et original immeuble dit du " scaphandrier " édifié en 1898. Son surnom est dû à sa rotonde d'angle coiffée d'une extravagante coupole en ardoises et zinc en forme de "bulbe". Cet élément d'architecture, pour le moins remarquable, vient d'être entièrement restauré. On notera que la place de la Comédie, a obtenu, il y a déjà plusieurs années, un prix récompensant la qualité et la mise en valeur de son architecture par les éclairages nocturne de ses façades et du théâtre.



Démographie



Au cours de la première moitié du XXe siècle, la croissance de Montpellier se fait à un rythme plutôt calme : 0,47% par an en moyenne. À la fin du XIXe et au debut du XXe siècle elle n'est même pas la ville la plus peuplée du Languedoc, Nîmes la devançant de quelques milliers d'habitants. Par la suite, après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l'installation déterminante d'IBM et la restructuration de ses universités durant les années 1960, elle devient cinq fois plus importante : 2,2% par an de 1954 au recensement de 1999. Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle de 5,3% entre 1962 et 1968 , due en grande partie à l'arrivée des Pieds-Noirs d'Afrique du nord et à l'immigration du Maghreb et d'Espagne (la plus grande communauté espagnole de France se situe d'ailleurs dans la commune voisine de Mauguio).

D'après le dernier recensement de l'INSEE, Montpellier compte 253 712 habitants en 2007, ce qui en fait la huitième ville française hors agglomération. Sa croissance annuelle est toujours très importante, oscillant entre 1 et 2 % depuis 1999, soit la deuxième croissance démographique française pour une ville de plus de 100 000 habitants, juste après Toulouse. Le recensement de 2006 évalue à 318 223 habitants la population de l'unité urbaine (c'est-à-dire l'agglomération au sens géographique et statistique), soit le 17e rang français, à 406 139 habitants la population de Montpellier Agglomération (la communauté d'agglomération), et à 510 391 habitants la population de l'aire urbaine (soit le 15e rang français).

Le recensement de 2006 précise que 21,9 % de la population montpelliéraine ont entre 0 et 19 ans, 62,7 % entre 20 et 59 ans, et 15,4 % ont 60 ans et plus. Si la proportion de jeunes de moins de 20 ans est équivalente à celle de la région (qui en compte 22,1 %), la présence des universités et d'emplois fait que la ville attire de nombreux jeunes adultes. Ainsi, 46,1 % des Montpelliérains sont âgés de moins de 30 ans et seulement 15,4 % plus de 60 ans. La ville est ainsi plus jeune que sa région : le Languedoc-Roussillon compte en effet 33,3 % de moins de 30 ans et 26,9 % de plus de 60 ans. Il faut également souligner que Montpellier accueille sur son territoire près de 55 000 étudiants qui sont, pour la plupart, inclus dans le recensement de population. C'est ainsi que l'on constate, par exemple, une grande différence entre le nombre total d'habitants (253 712 en janvier 2007) et le nombre d'inscrits sur les listes électorales (136 192 électeurs inscrits en juin 2009 sur la commune de Montpellier).



Agglomération de Montpellier


La place de la Comédie illuminée pour Noël

  • Voir : Montpellier-Agglomération

  • 170 000 actifs soit 45% de la population active du département.

  • près de 65 000 étudiants.

  • plus de 21 000 entreprises dont 18 parcs d'ativités représentant 760 entreprises et 18 473 emplois.

Économie

Montpellier a une économie diversifiée, ce qui correspond à un fonctionnement de ville moderne, et son industrie est très spécialisée dans le tertiaire supérieur : TIC, multimédias, biotechnologies, pharmacie. Bien qu'ayant une position excentrée par rapport à la dorsale historico-économique européenne qui va de Londres à la Vénétie, ce qui est un inconvénient et sa taille relativement faible par rapport aux grandes villes méditerranéennes proches telles Marseille, Barcelone ou Gênes, elle tire son épingle du jeu et se situe au quart supérieur des villes européennes (étude sur les villes européennes 2004 DATAR) Montpellier est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Montpellier. Elle gère l’aéroport de Montpellier et l’Eurogare. Elle gère aussi le groupe Sup de Co, le CFA Commerce et distribution et le CFA de l’Hôtellerie et de la restauration. Avec 1000 salariés, IBM est un des premiers employeurs privés de la ville.

Montpellier est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie du Languedoc-Roussillon.

Montpellier est classée, selon une étude de la DIACT, comme une des métropoles régionales intermédiaires les plus attractives.


Enseignement supérieur


Le Pôle universitaire de Montpellier et du Languedoc-Roussillon regroupe les établissements d'enseignement supérieur de la ville et de la Région Languedoc-Roussillon.

Population étudiante

Montpellier est le 7e pôle universitaire de France après Paris, Lyon, Toulouse, Lille, Marseille et Bordeaux. On estime à près de 55 000 le nombre d'étudiants présents dans les trois universités montpelliéraines et les écoles supérieures (École supérieure de commerce, École nationale supérieure d'architecture, École nationale supérieure d'agronomie, École nationale supérieure de chimie , écoles privées...).

Son point fort est le nombre des étudiants par rapport à la population soit 21% (la seule ville européenne équivalente est Bologne, ce sont les deux plus vieilles universités d'Europe). Mais en France, la ville la plus étudiante est Poitiers avec 22% d'étudiants par rapport à la population totale.

Le taux de poursuite d'études supérieures dans l'académie de Montpellier est supérieur à la moyenne nationale (52,9% contre 47,8%) .

40% des étudiants de Montpellier ne sont pas originaires de la région Languedoc-Roussillon, et 17% sont de nationalité étrangère. Parmi les étudiants étrangers, une majorité viennent d'un pays hors de l'Union européenne et 47% sont Africains.


Classes préparatoires


Le lycée Joffre

Le lycée Joffre accueille environ 800 élèves en classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales.

Les classes scientifiques (500 élèves taupins) de Joffre existent depuis plus de deux cents ans. Les classes prépas littéraires (khâgnes) comptent 200 élèves et les classes commerciales une centaine.

Le lycée Jean-Mermoz

Le lycée Mermoz propose des classes préparatoires scientifiques (PTSI-PT), ainsi que des classes préparatoires juridiques et économiques (préparation à l'ENS de Cachan).

Le lycée Jules-Guesde, anc. du Mas de Tesse

Le lycée Jules-Guesde propose des classes préparatoires commerciales.

Le lycée privé catholique Saint Joseph Pierre Rouge

Le lycée Saint Joseph Pierre Rouge propose des classes préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales ainsi que des deux bacs pro.

Le lycée privé Notre-Dame de la Merci

Le lycée La Merci propose depuis 1991 des classes préparatoires scientifiques et commerciales.

Universités


La Faculté de Médecine de Montpellier (Université Montpellier 1)


L'Université Paul Valéry-Montpellier 3

Montpellier est dotée de trois universités :

  • L'université Montpellier 1 qui regroupe les disciplines diverses telles que le droit, la médecine, la pharmacie, l'économie, la gestion, l'odontologie et les STAPS.

  • L'université Montpellier 2 (université des sciences et techniques) qui regroupe les sciences, Polytech'Montpellier, l'IAE de Montpellier (Institut d'administration des entreprises), trois IUT (Institut universitaire de technologie : Béziers, Nimes, Montpellier) et l'IUFM.

  • L'université Montpellier III (université Paul-Valéry) qui regroupe les lettres, les sciences humaines, les arts et les langues.

La renommée des universités montpelliéraines est importante, notamment dans le domaine de la recherche médicale et scientifique, et ce depuis le Moyen Âge.

L'UFR de médecine de Montpellier (université Montpellier 1) est la plus ancienne faculté de médecine en activité au monde. Dès 1340, elle crée un cours d'anatomie qui fait rapidement sa renommée et, en 1556, elle est la première à se doter d'un amphithéâtre consacré à l'examen des cadavres. C'est à Montpellier que fut réalisée la première autopsie d'étude sur corps humain, au secret de la religion qui interdisait toute intervention sur des personnes décédés. Cette faculté a compté d'illustres étudiants et de grands praticiens, parmi lesquels Arnaud de Villeneuve, Guy de Chauliac (père de la chirurgie médicale[réf. nécessaire]), Nostradamus, François Rabelais (médecin humaniste), François de Lapeyronie (chirurgien du roi), Paul-Joseph Barthez (médecin personnel de Louis XVI et de Bonaparte).

Les bibliothèques des universités font partie de la BIU. L'UFR de médecine abrite une importante bibliothèque de 900 volumes manuscrits, dont 300 incunables, et 100 000 volumes imprimés antérieurs à 1800.

Article détaillé : Historique de la Faculté de Médecine de Montpellier.


Grandes Écoles

  • ESC Montpellier - École Supérieure de Commerce de Montpellier (Groupe Sup de Co Montpellier).

  • Montpellier SupAgro - Centre international d’études supérieures en sciences agronomiques.

  • Polytech' Montpellier - École polytechnique universitaire de Montpellier.

  • ENSAM École Nationale Supérieure d'Architecture de Montpellier.

  • ESBAMA École Supérieure des Beaux Arts de Montpellier Agglomération

  • ENGREF - École nationale du génie rural des eaux et des forêts (établissement secondaire).

  • ENSC Montpellier - École Nationale Supérieure de Chimie.

  • ei.cesi - École d'ingénieurs du cesi (établissement secondaire).

  • IRC (ex-CNEARC) - Institut des régions chaudes.

  • COFAT - Commandement de la formation de l’armée de terre (établissement secondaire).


Enseignement supérieur


Consulaire

  • EIM - École Internationale de Montpellier (Groupe Sup de Co Montpellier)

Privé

  • Académie Mercure des affaires internationales.

  • ACFA Multimédia - École d'enseignement supérieur privé, métiers de l'audiovisuel et du multimédia.

  • ArtFx - École Supérieure d'enseignement technique privé - École de 3D, graphisme, effets spéciaux, cinéma, audiovisuel, trucage, jeux vidéo, game design, images de synthèse, arts appliqués.

  • Brousse - École d'enseignement technique privé - Formation générale en communication visuelle : arts graphiques, arts plastiques, PAO, infographie/3D, photographie numérique, multimédia, vidéo numérique.

  • EHF - École de Haute Finance - BTS Comptabilité Gestion des Organisations, DPECF, DECF, DESCF.

  • EPITECH - École Internationale des Technologies de l'Information - École d'expertise en informatique Bac+5.

  • EPSI Montpellier - École privée des sciences informatiques.

  • ESCAIA - École supérieure de la coopération agricole et des industries alimentaires.

  • ESICAD - École supérieure privée de Commerce et de Gestion Montpellier.

  • ESMA Aviation Academy - École Supérieure des Métiers de l'Aéronautique

  • École supérieure des métiers artistiques, MANAA, design d'espace, communication visuelle, photographie, cinéma d'animation

  • ETEC Formatep - École technique privée de coiffure et d'esthétique.

  • IDRAC -

  • IPESAA - Institut privé d'enseignement superieur d'art appliqués.

  • SUP DE COM.

  • ISCOM - Institut supérieur de communication (Publicité, Marketing, Relations presses)

  • RISE - Réseau des Instituts Supérieurs de l'Entreprise

  • Studio M - École Supérieure des Arts & Média.

  • SUP'EXUP - Écoles privées supérieures d'immobilier et de commerce[21] : Immobilier (école de la FNAIM) Commerce (commerce international, management, ressources humaines)). Partage le campus de l'aéroport avec ESMA.

  • SUPINFO antenne régionale du Languedoc-Roussillon.

Transports


En voiture

Depuis l'été 2004, la quasi totalité du centre historique est piétonnier et n'est accessible aux riverains motorisés et aux livreurs qu'à des horaires fixes.

Circuler dans Montpellier peut être très éprouvant et les embouteillages ne sont pas rares. Enfin, il n'existe que peu de places de parking gratuites et il est interdit de stationner plus de vingt-quatre heures au même endroit.

Il est donc fortement recommandé aux touristes de laisser leur véhicule en dehors de la ville (il existe plusieurs parkings destinés à cela) ou, mieux, de venir en train. Les transports en commun au sein de la ville sont idéaux pour se déplacer l'esprit tranquille. On peut cependant déplorer un nombre de pistes cyclables insuffisant (en progression malgré tout), ce malgré les possibilités de location de bicyclettes.

Transports urbains

Article détaillé : Transports de l'agglomération de Montpellier.

Article détaillé : Lignes de bus de Montpellier.

La société Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM) organise le réseau de transports publics de l'agglomération de Montpellier (bus, tramway, vélos en libre-service, automobiles partagées) ainsi que plusieurs parcs de stationnement. Certains services sont assurés avec les matériels et personnels de TaM, d'autres sont sous-traités à des entreprises privées, ou délégués à l'opérateur du département : Hérault-Transport.

La ville de Montpellier est desservie notamment par :

  • La ligne 1 du tramway relie La Paillade au nord-ouest à la zone commerciale Odysseum à l'est, elle passe par les hôpitaux et facultés au nord, puis en bordure du centre historique (Corum, place de la Comédie), par la gare SNCF et les quartiers Antigone et Richter. Elle a été prolongée en Septembre 2009 vers l'extension de la zone commerciale et ludique d'Odysseum, et le sera prochainement au-delà vers le Zénith Sud et le cimetière Saint-Étienne. Lors de sa création, cette ligne fit notamment parler d'elle pour l'esthétique de son habillage créé par les stylistes Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti (bleu marine avec des silhouettes blanches d'hirondelles) et par son passage sur les terrasses de café de la place de la Comédie.

  • La ligne 2 du tramway, qui relie les communes péri-urbaines de Jacou, Castelnau-le-Lez et Saint-Jean-de-Védas, en longeant le centre-ville selon un axe nord-est / sud-ouest. Son inauguration a eu lieu le 16 décembre 2006. Sa décoration extérieure évoque les "papiers peints à grosses fleurs" des années 1970.

  • Deux autres lignes de tramway sont en phase de construction ou de projet :

    • la ligne 3, qui partira de la commune de Juvignac à l'ouest pour rejoindre, en traversant les quartiers ouest et sud de Montpellier puis se séparant en 2 branches, les communes de Lattes et Pérols au sud-sud-ouest. Sa livrée multicolore "fonds marins" est conçue par Christian Lacroix. Les travaux doivent commencer en mars 2009 pour une mise en service en 2012.

    • la ligne 4, décidée il y a peu par le maire de Montpellier et par le président de l'agglomération, reliera le stade de rugby Yves-du-Manoir à l'ouest de la ville, à Clapiers au nord, en desservant le nouveau campus universitaire "Montpellier - Sud de France" et agropolis. Le tracé est prévu pour passer par les boulevards Henri IV - Peyrou - Jeu de Paume.

  • 29 lignes de bus TaM (Lignes de bus de Montpellier), complétées par une dizaine de lignes départementales Hérault-Transport, desservent les quartiers de Montpellier et les communes de l'agglomération, dont 2 lignes nocturnes : la ligne 15 circulant jusqu'à 1H00 et l'"Amigo", qui assure la liaison entre les boîtes de nuit de l'agglomération et les quartiers centraux et universitaires de la ville. Le succès de cette dernière lui a valu d'être doublée.

  • Le service de vélos en libre service Vélomagg' compte 50 stations et 1200 vélos dont 550 en location coure durée et 600 en location longue durée. Il est à noter que ce système, ne s'appuie pas sur de la publicité et est géré par l'agglomération.

  • Le service de voitures en libre service Modulauto compte 19 stations à Montpellier.


Chemin de fer


La gare voyageur de Montpellier est la gare Saint-Roch, baptisée ainsi en mars 2005. Elle permet d'effectuer le trajet de Montpellier à Paris-Gare de Lyon par TGV en 3h15 depuis la dernière extension de la LGV Méditerranée en 2001.

Pour l'instant le tronçon Barcelone-Nimes (passant par Montpellier) de ligne de grande vitesse reste à l'état de projet à cause de décisions ministérielles successives. Il est en concurrence avec le tronçon Nimes-Narbonne-Toulouse-Bordeaux mais surtout avec le tronçon Bordeaux-San Sebastian.

De la gare de marchandises est issue la zone industrielle des Prés d'Arènes au sud de la ville.

Auparavant, de la fin du XIXe siècle au début de la seconde moitié du XXe, Montpellier a été le terminus de plusieurs des lignes de la Compagnie de chemin de fer d'intérêt local du département de l'Hérault, gérée par le conseil général de l'Hérault, dont le célèbre « Petit Train de Palavas ».

  • Montpellier dans l'encyclopédie des chemins de fer



Nouveaux quartiers et ZAC


Du fait de sa forte croissance démographique, la ville a fait d'énormes acquisitions foncières au cours des dernières décennies, développant la ville vers le sud et la mer. Ce sont des quartiers entiers qui sortent de terre au fil des ans. La mairie construit ces nouveaux quartiers sous forme de ZAC (zone d'aménagement concertée). À l'heure actuelle, il n'y a pas moins d'une quinzaine de ZAC programmées et une grande partie sont déjà en construction.

La ville dans sa politique de se développer vers la mer, un bon nombre de ces ZAC se trouve dans le quartier Port Marianne :

  • parc Marianne, Jacques-Cœur, Richter, jardins de la Lirondes, Consuls de mer, Odysseum, Hypocrate... à terme, ce sont 20 000 logements qui seront construits d'ici à 2015 sur l'ensemble de ce quartier, qui est appelé à étendre le centre-ville vers le sud. D'autres aménagements de grande envergure sont aussi à inscrire dans ce quartier tels que la construction de la nouvelle mairie, le réaménagement de l'avenue de la Mer, entrée stratégique de la ville, ou encore Odysseum, énorme pôle ludique et commercial à l'américaine, avec planétarium, patinoire, aquarium, multiplexe, centre commercial géant...

On peut également y noter les ZAC Rive-Gauche et République en projet et concertations, qui vont venir continuer de développer le quartier dans les années à venir.

  • le centre-ville aussi évolue, avec les ZAC Saint-Charles, Saint-Roch, qui consistent en un réaménagement du quartier de la gare, avec une extension et un agrandissement de la gare, ainsi que la construction d'un nouveau parc public de 1,5 hectare, 1500 logements, des bureaux, un théâtre ...

Un nouveau projet a récemment vu le jour : en 2011 la nouvelle mairie à Port Marianne sera prête et il est prévu un renouvellement urbain sur le secteur de la mairie/polygone, avec une tour écologique de 100 m de haut, un nouveau passage entre la Comédie et Antigone ainsi qu'un îlot de tours comprises entre 10 et 15 étages. L'îlot Du-Guesclin sur les abords du viaduc du tramway dans ce même quartier devrait également faire peau neuve avec de nouveaux immeubles et aménagements; le but du projet vise aussi à créer une cohérence et une continuité urbaine entre la Comédie, le Polygone, et la gare

  • on peut aussi noter à l'ouest de la ville les ZAC Malbosc, les Grisettes et Ovalie, celle-ci comprend le nouveau stade de rugby Yves-du-Manoir, ainsi qu'un nouveau quartier, Pierres-Vives, décidé par le conseil général de l'Hérault aux portes de la Paillade, destiné à accueillir le futur bâtiment très design et moderne des archives départementales.

  • la requalification du quartier près d'Arènes a aussi été décidée avec la ZAC de la Restanque ; ce quartier devrait être totalement reconstruit sur 20 ans, l'ancienne zone industrielle deviendra alors un éco-quartier d'environ 8000 logements, 50 000 m2 de bureaux et 10 000 m2 de commerces.

  • le projet de fusion des universités montpelliéraines en campus "Montpellier-sud de France", qui va radicalement métamorphoser le quartier hôpitaux-facultés puisque cette fusion entraine des projets urbanistiques, tels que la restauration de locaux, la destruction d'autres, la construction de nouveaux logements étudiants, commerces... le recouvrement de la route de Mende et dernièrement la ligne 4 du tramway en projet, desservirait le campus.

  • à tous ces projets s'ajoute aussi la construction de la ligne TGV Nîmes- Montpellier, il est envisagé de construire une nouvelle gare TGV au sud de la ville ; la ligne TGV Montpellier - Perpignan est aussi à l'étude. Le dédoublement de l'A9 entre Saint-Jean-de-Védas et Vendargues et la construction des rocades est, nord et ouest afin que Montpellier dispose d'un véritable périphérique. La construction d'un palais omnisports/ salle de spectacle de 14 000 places à Pérols et la construction d'un quartier d'affaires sont aussi évoquées.