Marsillargues


(Marsilhargues en occitan) est une commune française de 5700 habitants qui fait partie de la Communauté de communes du Pays de Lunel. Elle se situe dans le canton de Lunel, dans le département de l'Hérault. Ses habitants sont les Marsillarguois.On les surnomme "les bajans", littéralement les "fous, nigauds" en languedocien.


Situation géographique


Marsillargues est située en Europe continentale du sud-est de la France, au bord du Vidourle. Marsillargues se trouve à équidistance de Montpellier et de Nîmes et se trouve à une quinzaine de kilomètres de la mer Méditerranée.

À son extrême limite est, le Vidourle est la frontière naturelle avec le département du Gard. Les deux premiers villages rencontrés sont Aimargues en direction de Vauvert et Saint-Laurent-d'Aigouze en direction d'Aigues-Mortes.

C'est la commune la plus à l'Est du département de l'Hérault. Marsillargues est la seconde ville du Canton de Lunel

Le village est structuré par une ceinture de boulevards bordés de platanes centenaires qui constituent une promenade naturelle protégée du soleil par les chaudes journées d'été.


Températures moyennes




Janv

Fév

Mars

Avr

Mai

Juin

Juil

Août

Sept

Oct

Nov

Déc

Annuel

Températures mini moyennes (°C)

2.2

3.3

4.9

7.8

11.2

14.6

17.1

16.7

14.2

10.6

5.9

2.8

Températures moyennes (°C)

6.6

7.8

9.8

12.6

16.1

19.9

22.8

22.2

19.4

15.4

10.3

7.2

Températures maxi moyennes (°C)

11.1

12.4

14.7

17.5

21.1

25.3

28.4

27.7

24.7

20.2

14.7

11.7

Précipitations


Janv

Fév

Mars

Avr

Mai

Juin

Juil

Août

Sept

Oct

Nov

Déc

Annuel

Cumuls moyens mensuels des précipitations (mm)

72.3

72.3

55.0

54.9

52.1

33.0

20.0

41.7

62.3

109.5

62.8

63.3

699.1

Hauteur max des précipitations en 24h (mm)

115.0

55.4

120.2

68.4

120.1

150.2

57.0

79.8

177.2

148.1

143.4

89.7

177.2





Histoire




Préhistoire et Antiquité

La vigne cultivée est présente sur ce terroir depuis 5 000 ans d'après les diagrammes polliniques avec une notable augmentation à l'an 300 avant notre ère.

À l’origine, le village était probablement un village de pêcheurs composé de cabanes situées à proximité du Vidourle, il existe d'ailleurs une rue des Pêcheurs.

Moyen Âge

Le village dès le Moyen Âge était sous la tutelle de la célèbre abbaye de Psalmodie dont le nom est probablement dérivé des éternelles psalmodies qu’égrenaient les moines. Cette abbaye d’ailleurs était propriétaire de la plupart des terres environnantes. On prétend même qu’un souterrain communiquait avec l’ancien château féodal de Marsillargues.

Renaissance

Le château actuel est de style Renaissance.

Période moderne

Jusqu'à la Révolution , Marsillargues se trouvait dans le diocèse de Nîmes . En 1790 , il en fut séparé pour intégrer le département de l'Hérault .

Période contemporaine

Après la Seconde Guerre mondiale, le village se tourne essentiellement vers la viticulture qui devient sa principale ressource. Après avoir connu des hauts et des bas et même après les dégâts causés par le « mildiou », la vigne est demeurée jusque dans les années 1958 ; la cave coopérative locale était dans les années 1950 et 1960 la première d’Europe par la quantité de vin réalisée. Avec les difficultés rencontrées par la production massive de « vin de coupe » qui s'est avéré difficile à vendre, les viticulteurs sont encouragés par des primes à arracher les vignes. Une nouvelle activité se met en place : l’arboriculture fruitière (pommes, pêches, nectarines, etc.), mais elle connaît à son tour un essoufflement. L'inactivité et le peu de débouchés locaux conduisent de nombreux jeunes à quitter la région.



Traditions

La particularité du village est qu'il se situe en "Petite Camargue", périmètre de traditions taurines. L'expression ultime de ces traditions est atteinte lors des "fêtes votives" organisées début août généralement et qui durent une dizaine de jours. Le programme de ces journées est organisé par les "Clubs taurins" dont le plus célèbre fêtera son quatre-vingtième anniversaire en 2007 : "La Sounaïa" du nom de la cloche qui pend au cou du taureau rassembleur le "Simbèou", avec la participation de la municipalité.

Généralement la journée commence par une sortie dans les près, au milieu des taureaux et des gardians des diverses manades locales. C'est ou plutôt, c'était l'occasion pour les jeunes et les moins jeunes de passer un bon moment, de participer au tri des taureaux, et déguster la fameuse saucisse grillée accompagnée de vin rosé. Ensuite le départ des taureaux des prés généralement du Cailar (3km) était organisé pour "l'Abrivado" terme qui signifie l'arrivée des taureaux entourés des camargues montés par les gardians. Et tout le cortège de remorques remplies de jeunes gens et jeunes filles et aussi de toutes génération, tirées par des tracteurs, ainsi que de nombreux autres acteurs courant après les taureaux pour essayer de les faire échapper du cortège, en saisissant leur queue.

Le moment le plus attendu des Marsillarguois était le franchissement du pont du Vidourle dit depuis peu "Pont BOULET",où s'amassaient les badauds venus assister à "l'Abrivado". C’était en principe sur le coup de midi où chevaux et gardians, taureaux, et caravane d'accompagnateurs accomplissaient cette phase commémorative des fêtes votives, chaque jour à la même heure. Cette "abrivado" arrivait à son terme dès le franchissement des arènes, où les taureaux enfin arrivaient au terme final de la matinée. La course d'une vachette emboulée sollicitée par les jeunes gens et moins jeunes, précédait l'apéritif traditionnel de 13 heures. C'était le moment de repos mérité après une matinée aussi riche d'événements de tous ordres. Un orchestre jouait des "Paso doble" qui animaient de nombreux couples déambulant sur la piste de danse, tandis que d'autres assis autour des "guéridons" et le regard attendri, sirotaient "le Pastis" qui coulait à flots.

L'après midi, une course à la cocarde de taureaux était organisée et chaque marsillarguois se faisait un point d'honneur d'assister en prenant place dans les gradins des arènes. La course entrecoupée d'un entracte se déroulait avec 6 taureaux. Selon la journée concernée ces taureaux pouvaient être des "cocardiers" (les vedettes de la manade) ou des anoubles (jeunes taureaux) et le montant des attributs (cocarde, glands ou ficelles) primés plus ou moins fort. Les "rasetteurs", tout de blanc vêtus et les "tourneurs" essayaient d'accomplir des prodiges sous les acclamations chaleureuses d'un public déchaîné.

C'était alors qu'intervenait le troisième acte de la journée : "la bandido" c'est-à-dire le retour aux près des taureaux sous la vigilance des gardians avec la même animation de la population.

Le dernier acte de la journée était clôturé par des repas énormes, que les diverse "bandes de jeunes" organisaient et qui se terminaient à l'aube après le bal .

La reproduction de ce scénario, était quotidienne à tel point que l'épuisement de la jeunesse était total lors du dernier jour.

Actuellement et pour des raisons de sécurité la bandido et l'abrivado ont été modifiées car le parcours est réduit et il se limite à la traversée de Marsillargues des arènes à la "Chicanette". Tous les autres points sont dans l'ensemble maintenus dans la tradition.



Economie

La principale activité économique à Marsillargues est l'activité agricole. En raison de la baisse de la consommation de vin , la viticulture qui représentait l'essentiel de l'activité agricole à Marsillargues , a cédé progressivement la place à la culture maraichère diversifiée ces dernières décennies. Les produits agricoles cultivés en grande quantité à Marsillargues sont les asperges, les melons, les pommes, les pêches.


Personnages célèbres

  • Guillaume de Nogaret

  • Gaston Defferre naît en 1910 au mas de Bony, demeure construite par son grand-père Causse, près de Marsillargues sur la route qui va à Saint-Laurent-d'Aigouze.

  • Louis Uni dit Apollon est né à Marsillargues.

  • Fernand Janin est né à Marsillargues. Architecte et urbaniste, il fut pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1910 à 1912.

  • Paulin d'Anglas de Praviel, auteur, naît en 1793. Il fut lieutenant au bataillon du Sénégal ; il survécut au naufrage de La Méduse et composa ce texte pour rectifier les affirmations inexactes du chirurgien à bord Savigny et d'un passager, M. Corréard.

  • François Jalabert y naît le 22 mars 1769

  • Jacques Antoine Mourgue, Ministre de l'Intérieur en 1792 , est né le 2 juin 1734 à Marsillargues.

  • Henry de Justamond, Garde-magasin de la Compagnie française des Indes orientales, puis Gouverneur de l'île Bourbon (île de la Réunion) 1715-1718, naît en 1683 à Marsillargues, issu d'une famille protestante. Son nom est attaché au développement de la culture du café en provenance de Moka dans l'île.