Baillargues 34 670

(en occitan Balhargues) est une commune française, située dans le département de l'Hérault (Occitanie) et la région Languedoc-Roussillon, membre de l'ancien District de Montpellier, remplacé par la Communauté d'agglomération de Montpellier.

Ses habitants sont appelés les "Baillarguois".

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Géographie


Commune de l'aire urbaine de Montpellier située à l'est de Montpellier, sur le route nationale 113 menant à Lunel. Elle est limitrophe de Castries au nord, Saint-Brès à l'est, Mudaison au sud-est, Mauguio au sud, Saint-Aunès et Vendargues à l'ouest. La rivière Cadoule marque la limite ouest et la rivière Bérange marque la limite est.

Le territoire communal est divisé par les grands axes de circulation routière : l'autoroute A9 et la route nationale 113.

  • Au nord de l'autoroute, s'étendent des garrigues avec quelques parcelles de vignes.

  • La ville elle-même s'étend dans un triangle formé par l'autoroute au nord, la rivière Bérange à l'est, la nationale et la voie ferrée Montpellier-Nîmes au sud. Dans ce triangle se trouvent le vieux centre dense, les lotissements récents et une zone d'activités commerciales.

  • Au sud de la voie ferrée, les vignes de la plaine de Mauguio ont été remplacées par le golf de Massane, qui voisine avec un lotissement isolé du reste de la commune par un passage à niveau.

La zone d'activités La Biste comprend un supermarché et des commerces spécialisés. Ils profitent de la proximité de l'échangeur autoroutier de Baillargues-Vendargues ; cet axe est gratuit vers la destination de Montpellier. Néanmoins, la zone de Baillargues est en concurrence avec la zone d'activités voisine de Saint-Aunès où un commerçant indépendant exerce sous le panonceau E.Leclerc.

Le GR 653 dit Le Chemin d'Arles traverse la commune.


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Histoire


Dès qu'ils eurent conquis la partie méditerranéenne de la Gaule (120-118 av. J.-C.), les Romains organisèrent la province dite « Narbonnaise » (des Alpes aux Pyrénées). Ils créèrent en particulier la célèbre voie Domitienne. C'est à moins de 2 km de cette route - elle passait à l'emplacement de Déméter - qu'un Romain nommé Ballius fit construire une « villa », vaste maison avec dépendances, dans un grand domaine agricole. Au fil des ans, la villa devint un village et son nom évolua jusqu'à devenir Baillargues voici quelques siècles. La première mention de notre village figure sur un document daté de 819 par lequel l'Empereur Louis dit « le Débonnaire » cédait à l’évêque de Maguelone la suzeraineté des terres de Baillargues.

L'église romane Saint-Julien


La façade de l'église de Baillargues en 2009.

L'église romane de Saint-Julien de Baillargues a été édifiée au centre de la partie la plus ancienne du village, sans doute au XIIe siècle. Elle a été fortifiée au XVe siècle pour protéger les habitants des petites troupes de soldats qui, sans emploi, pendant les interruptions de la guerre de Cent ans pillaient le pays. Ces travaux de mise en défense ont laissé des traces bien visibles : façade flanquée de deux tours, restes de mâchicoulis au sommet de la façade et du clocher, meurtrières sur le chevet, etc.

L'entretien de l'église causa quelques soucis aux habitants. La lourde voûte en plein cintre, bâtie en pierre, fut affaiblie par l'écartement des murs latéraux dû à sa poussée, les infiltrations en provenance du toit la dégradèrent à tel point qu'en 1760 il fallut la remplacer par la voûte d'arêtes actuelle. Moins esthétique mais plus légère (on l'a construite en brique), elle ménage l'ensemble du bâtiment.

Au XIXe siècle, la croissance de la population nécessita un agrandissement de l'église. On l'obtint en édifiant, par étapes, 4 chapelles latérales. La présence d'arcs de décharge dans les murs permit de les construire sans attenter à la solidité de l'ensemble. Tout récemment, des travaux importants ont consolidé les parties hautes de l'édifice et rénové discrètement l'extérieur. Il ne reste qu'à réhabiliter l'intérieur avec le même soin pour que l'église de Baillargues fasse honneur au village.

Un village anciennement fortifié

Le village fortifié (aux XIIe et XIIIe siècles) occupe un ancien castrum.

La mise en défense de l'église, sans doute jugée rapidement insuffisante, fut complétée par une enceinte à peu près rectangulaire, susceptible de décourager une troupe d'assaillants sommairement armés.

Cette enceinte entourant le groupe des maisons les plus proches de l'église forme le cœur historique du village.

Il en reste d'épaisses murailles, une tour d'angle et une porte monumentale, formée de deux arcs en plein cintre séparés par un mâchicoulis, qui constituait l'entrée principale de la « ville ».

Outre cette porte, il existait initialement deux autres portes qui ont été détruites.

La guerre de Cent ans ayant pris fin, la population augmenta et de nouvelles maisons furent bâties hors des remparts, constituant des faubourgs qui n'ont pas cessé de s'étendre.


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Chronologie


  • Période romaine : construction d'une « villa » par Ballius sur le site actuel de la ville ;

  • 819 : Louis le Débonnaire cède à l'évêque de Maguelone sa suzeraineté sur les terres de Baillargues ;

  • 1146 : Première mention de l'église saint-Julien de Balanegues (Baillargues) dans le cartulaire d'Aniane ;

  • 1377 : 11 feux composent Baillargues ;

  • 1645 : Castries est érigé en Marquisat par Louis XIV. Celui-ci englobe la commune de Baillargues ;

  • 1709 : Baillargues compte 426 habitants

  • 1743 : Baillargues compte 310 habitants ; (diminution de la population en raison d'une épidémie de peste)

  • 1789 : Le marquis de Castries dépose ses titres et privilèges. Baillargues n'a plus de seigneur ;

  • 1963 : L'église de Baillargues est inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, à l'exclusion des chapelles latérales ;


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Démographie


Évolution démographique

1962

1968

1975

1982

1990

1999

2006

2007

 

1062

1279

1504

2632

4375

5842

5968

5948

 

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


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Lieux et monuments


  • Église Saint-Julien', inscrite à l'inventaire supplémentaires des monuments historiques (sauf les chapelles latérales) - arrêté du 28 juin 1963. L'église abrite un tableau Apparition de la Vierge à St-François, par Coustou (3e quart du XVIIIe siècle).

  • Ancienne Église Saint-Antoine-de-la-Cadoule, inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques - arrêté du 13 février 1926.

  • Château de Layrargues : cour d'honneur avec portail de fer forgé, façade à fronton triangulaire, perron en hémicycle, parc planté de pins d'Alep.

  • Monument aux morts, par Jean Mérignargues.


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Informations complémentaires


  • Baillargues a son Festival du film d'animation de Baillargues. Chaque année, depuis 25 ans, le public peut découvrir des films récents et d'autres plus remarquables par la qualité et la technique de leur animation.

Le public scolaire vient chaque année à des séances spécialement concoctées pour ce jeune public. Le festival rayonne sur toute la région, avec des projections organisées dans différents lieux du Gard et de l'Hérault. En 2009, nous projetons d'explorer la thématique des Amériques avec des expositions et des concerts qui animeront le village pendant le mois de novembre 2009.


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Personnalités liées à la commune


  • Alphonse Capion, Abbé, né à Argelliers le 16 août 1886, il fut ordonné prêtre en 1889 et devint successivement vicaire à Olonzac, Sainte-Ursule de Pézenas, Saint-Nazaire de Béziers, puis curé à Vendémian et à Baillargues.Il s’établit à Montpellier comme aumônier de la clinique du Carré du Roi où il décède le 28 janvier 1949. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues 819-1930.

  • Louis Vieu (1922-2008), ancien instituteur et directeur de l'école communale. Cet homme d'une profonde érudition a consacré sa vie, en compagnie de son épouse également institutrice, à l'éducation de plusieurs générations de Baillarguois. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Baillargues sous Louis XIV. Le centre social communal porte son nom.

  • Christian Poucet

  • Cyprien Rome


Jumelage


 Rocafort (Espagne)


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La porte de la Petite Camargue et de Montpellier

Baillargues est une ville qui a su garder son originalité et ses traditions que nous vous invitons à découvrir. C’est la commune la plus importante du canton de Castries, elle s’étire sur 770 ha. Avec plus de 6000 habitants au dernier recensement de 2006, Baillargues est tournée vers l’avenir ; elle entend exploiter ses atouts mais surtout anticiper sur ceux à venir comme le dédoublement de l’autoroute A9 et la future LGV (Ligne à Grande Vitesse). Car ses nouveaux axes ne doivent pas venir perturber les grands équilibres de la ville en terme d’habitat et de cadre de vie.

Baillargues est une ville bi-millénaire. La Voie Domitienne sert de frontière avec la commune de Castries dont le château Renaissance qualifié de "Versailles du Languedoc" domine tout le canton. 

Un ensemble cohérent
La ville présente un ensemble cohérent né de la sédimentation d’architectures de toutes les époques dont les remparts renforcent l’unité. En flânant dans les ruelles, on peut lire sur les façades ses attirances successives, ses hésitations et ses contrastes sans pour autant que l’harmonie ne soit rompue. Car si les proportions, les plans et les volumes varient, la pierre qui tantôt s’élance en hauteur, tantôt s’arrondit en volutes, en est l’élément unificateur.

Un centre ville emblématique
Un ouvrage simple, dont la forme en "L" sert de pivot architectural entre deux espaces majeurs du centre-village : La place du 14 Juillet et la Mairie.
Le choix judicieux d’un effet d’eau basique à ruissellements, renforce par les sonorités produites la sensation de fraicheur générée par la présence de l’eau conjuguée à l’ombre fraîche des grands arbres.
 
 
Le golf de massane

Dans les années 1980, une grande partie des terres des domaines du Mas Rouge et de Massane ont été regroupées afin de construire le golf de Montpellier Massane.

Il a d’abord été un golf 9 trous avant de devenir un 18 trous dix ans plus tard.
Proche des rivages de la Méditerranée et des terres sauvages de la Camargue, le Golf international de Montpellier Massane, dessiné par l’architecte californien Ronald Fream en 1988, a été conçu pour vous offrir une expérience golfique unique.

Bordé de genêts odorants et de lacs aux carpes de couleurs rutilantes,
« Massane » offre aux golfeurs un parcours où chaque trou a sa personnalité
propre :
    • des fairways ondulés comme des links,
    • des bunkers de sable blond
    • et des greens tous différents dans leur architecture